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28 septembre 2006

Nicolas Sarkozy est-il une grande plume?

                           

 


Lire Nicolas Sarkozy, c'est, me direz-vous, se laisser redire pendant 280 pages, ce que l’on a déjà entendu à la télévision ou à la radio maintes et maintes fois. Sur le plan des idées, vous aurez parfaitement raison. L’implacable performativité du verbe sarkozyen, du type « Je dis ce que je pense et je fais ce que je dis » est maintenue que l’on soit dans l’exercice écrit ou dans la prestation orale, par ailleurs. Mais il est une question dont on a assez peu parlé, au fond, à propos du récent succès de librairie du ministre de l’Intérieur, c'est de la qualité de son écriture. Bien sûr, Nicolas Sarkozy écrit dans une langue des plus correctes du strict point de vue de la grammaire et du vocabulaire. Mais son dernier opus, ce fameux livre estival si bellement titré Témoignage par « C. », réveille-t-il les flammes, jadis incendiaires, aujourd'hui vacillantes et affaiblies, de la langue gaullienne ? Telle est la question qui m’a travaillé ces temps derniers, et à laquelle je vous propose de réfléchir sur pièces, et le plus sereinement du monde, que le personnage vous plaise ou non. Pour cela, concentrons-nous sur l’ouverture de l’ouvrage, justifiés en ce choix par l’idée que s’il est une page qui doit apparaître comme la quintessence de la période sarkozyenne, c'est bien la première, c'est-à-dire celle qui sera la plus lue.


L’introduction :


L’introduction de l’ouvrage nous décrit un homme heureux de n’avoir guère la nostalgie de l’enfance, ce qu’une réminiscence vite expédiée nous montre clairement, en guise d’attaque de l’ouvrage : « D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu agir. » (p. 7). La structuration binaire de la phrase permet une entrée en matière vigoureuse, où N. Sarkozy ne craint pas d’écraser les méandres et mystères de son propre passé sur une temporalité indéfinie, marquée par cet étrange « toujours ». C'est ensuite une série de rythmes ternaires qui va donner au texte introductif sa nervure et son tempo : « Dans mon esprit la parole, les idées, la communication [rythme ternaire, l’entendez-vous ?] n’ont de sens que dans la mesure où elles permettent et surtout facilitent l’action. Transformer le quotidien, rendre l’impossible envisageable, trouver des marges de manœuvre, voilà ce qui m’a toujours passionné. » (p. 7)

Vous aurez noté l’évident parallélisme de structure entre les deux phrases, ouvertes là encore par une ternarité qui se veut toujours plus audacieuse à mesure que le texte se déploie, allant jusqu’à donner au lecteur ébahi de l’oxymore en bonne et due forme – rendre l’impossible envisageable, rien que ça ? - , et conclues par l’action et la passion, qui, nous venons de le comprendre, ne font qu’un chez Nicolas Sarkozy.

Un rapide passage sur les origines hongroises et l’enfance perdue mais non regrettée, dans un imparfait de l’indicatif qui maintient une belle pudeur dans l’émotion, cède bientôt la place à un passé composé de la carrière d’avocat, bien plus épanoui, volontiers plus disert. Comme dans tout essai politique qui se respecte, l’auteur se trouve face à l’insurmontable gageure d’écrire dans une langue simple, quasi desséchée, sans que le style n’en tombe complètement à plat. Sarkozy relève le défi, à grands coups de phrases qui ne dépassent jamais la ligne et demie ou les deux lignes de longueur, et introduit volontiers l’anaphore en « J’aime ». L’âme voyage alors en pensée dans les traces du légendaire Charles de Gaulle, et l’œuvre, se plaçant sciemment à l’ombre des Grands, est aussi mémoire des temps anciens.

L’auteur n’oublie pas, dans le fil de sa prose, de parler de la langue elle-même, car quelle œuvre ne cherche pas à chanter, voire à enchanter, la langue elle-même ? Et Sarkozy de nous donner quelques précisions sémantiques sur le sens des mots, avant d’abandonner son âme aux frémissements d’émotion mélancolique que parfois la « destruction » suscite en lui :

« Construire est, avec aimer, l’un des plus beaux mots de la langue française. On construit sa maison, sa vie, sa famille, le bonheur de celle-ci et parfois de son pays. On aime sa famille et on aime son pays avec passion. C'est une attention et une énergie de tous les instants. Il ne faut jamais arrêter, encore moins renoncer ou baisser les bras. Aujourd'hui plus encore qu’hier, comment pourrais-je l’oublier ? La destruction est si vite arrivée, aussi bien sur le plan privé que public. » (p. 11)

Ici parvenus, nous ne pourrons qu’émettre des réserves sur l’opportunité de sombrer si vite dans l’accès de mélancolie, qui nuit à la belle objectivité conceptuelle, bien enracinée dans une perspective efficacement retracée à grands traits, que l’auteur avait jusqu’alors mise en place. Je parlerai donc d’une inégalité chronique accentuelle : l’accent, tantôt serein, objectif, discursif, tantôt plus abandonné à lui-même, à une émotion étrange, varie trop souvent. La cohérence organique de l’ensemble du texte en pâtit, à terme. J’en veux pour preuve supplémentaire la catastrophique anaphore en « Renoncé… » du bas de la page 11, où Sarkozy devient un prophète Jérémie des temps actuels :

« Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut être plus prometteur. Renoncé à la promotion sociale pour leur famille. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants. L’énergie qui subsiste dans notre société est utilisée non pour progresser, mais pour se protéger. »

Mais l’auteur préparait simplement son antithèse, me direz-vous, puisqu’il nous ressert, quelques lignes plus bas, son incontournable et lancinant : « Construire, c'est agir » comme d’autres vous récitent le symbole de Nicée. Certes, certes, mais le procédé stylistique n’est-il pas, telle une passe mal ajustée, parfaitement téléphoné ? Le coup ne part-il pas de bien trop loin pour bénéficier encore, lorsqu’il porte, de l’effet de surprise ?

Sans doute, avant que dès l’introduction la plume ne s’essouffle inopportunément, Sarkozy a-t-il raison de resserrer la phrase, de se la réapproprier, et de changer de braquet pour préparer l’ascension du col du « 21 avril 2002, un maelstrom » qui attend le lecteur en page 13. Pour cela, rien de tel que le réinvestissement, subversif et légèrement ironique notons-le, de la langue de la promesse, et l’exergue finale d’une catégorie conceptuelle à consonance vaguement existentielle :

« Construire et aimer ? Ce pourrait être une promesse. Pour moi, c'est une vie. Ma vie. » (p. 12)


Nul ne saurait échapper aux dangers évidents que toujours présente la méthode inductive en littérature, mais risquons-nous tout de même à quelques remarques sur cette introduction tout à fait significative. A l’orée de ce qui nous est présenté comme le livre de synthèse de ce que pensent la sensibilité de droite républicaine et son très présent leader, nous avons cru y déceler un goût du phrasé élagué, net et sans bavure (si je puis dire, dans le cas d’un ministre de l’Intérieur). L’écriture, n’ayons pas peur de le dire, peine à s’imposer comme plaisir autonome. Les procédés sont toujours très proches de rater leur effet, toujours chez Sarkozy le faire-œuvre se met lui-même en danger d’échouer intégralement. L’oralité est cependant une dimension intéressante de la prose sarkozyenne : Sakozy écrit comme il parle. Si nous nous rappelons les équations-type du président de l’UMP, c'est-à-dire : ce que je dis = ce que je pense = ce que je fais = ce que j’écris, il y a fort à parier qu’avec Témoignage, Sarkozy ne parviendra sans doute que bien imparfaitement à imposer sa vision d’une littérature de la parole performative. Je vous ferai part dans les prochains jours d’éventuelles précisions ou rectifications qu’à la lecture de l’ouvrage, j’estimerai opportun d’apporter à ces premiers éléments de réflexion sur cette oeuvre singulière.

Commentaires

Ah, c'est réjouissant votre analyse! Je me suis lancée l'année passée dans la lecture du livre sarkoziste sur les religions et la république, et je suis arrivée à peu près aux mêmes conclusions. J'aime beaucoup votre formule de "littérature de la parole performative". On pourrait analyser toute la personne de Sarko sous le concept de la "performance".

Ecrit par : Agathe | 29 septembre 2006

Ah, et merci à vous aussi pour le lien!

Ecrit par : Agathe | 29 septembre 2006

Parole performative pour un "performer", ça se tient !
Toujours est il qu'à l'orée de cette lecture, j'ai l'impression que Mr Sarkozy ne joue pas très bien des virgules ; mais rappelez-vous Mr de Villepin s'essayant à la poèsie il y a de cela deux ans (ou quelque chose comme ça), il n'y avait que sa mèche au vent qui lui confèrait un minimum de crédibilité dans cette entreprise. ( Un poète sans mèche au vent, n'est pas un poète à lire, sachez-le !) Incompatibilité de l'homme politique actuel et de l'écrivain ?

Il sont loin les Senghor et autres Malraux...

Ecrit par : Aurélien | 29 septembre 2006

Tiens, aurélien, ça me fait penser qu'il faut que je fasse pareil pour l'éloge des voleurs de feu, de Villepin! sauf que Villepin je serai sans doute plus sympa avec sa plume, parce que j'aime bien ses phrases surchargées d'images. En attendant, pour les nostalgiques, je rappelle que les extraits de son discours à l'ONU de refus d'engagement en Irak sont toujours disponibles sur Systar.
Bon, comme vous l'avez vu, Nico c'est pas la nouvelle grande plume du siècle, d'ailleurs c'est pas tellement ce qu'on lui demande. J'espère surtout que, comme moi, vous vous êtes bien marré.
Il y a le chapitre intitulé "C." qui est un sommet du genre, j'hésite à en parler, parce que, même s'il en rajoute avec sa femme dans les médias, c'est pas une raison pour être odieux sur ce sujet avec lui.
Bon, par contre, pour Ségo, ça serait dur.... vous imaginez, analyser toutes les interventions des internautes fans de démocratie participative? pour poser la question: "la polyphonie/cacophonie de la démocratie participative est-elle source de réussites littéraires?", il faudrait vraiment beaucoup de travail... les premières synthèses que j'avais vues relevaient plus de la fiche/prise de notes de khâgneuse appliquée que du livre, c'était difficile d'en tirer quoi que ce soit, sinon qu'il y a plein de choses à dire sur plein de choses, "mais pas à la manière d'Eric Zemmour" (forcément), ou encore le lien de causalité pas-directe-mais-enfin-c'est-un-peu-ça-quand-même entre les problèmes de masculinité de certains électeurs et leur choix du FN...

Ecrit par : Bruno | 29 septembre 2006

"le lien de causalité pas-directe-mais-enfin-c'est-un-peu-ça-quand-même entre les problèmes de masculinité de certains électeurs et leur choix du FN", que c'est intéressant et finement politique comme réflexion... Je reste admirative devant une femme qui, briguant la magistrature suprême, développe des arguments aussi subtils face au problème de l'extrême-droite en France que "petite b...". Si j'étais charitable, Bruno, j'envisagerais que ta plume a élidé sa pensée au point de la presque dénaturer, mais en cette heure précoce de la matinée (10h48), je ne me sens point l'esprit charitable et ne doute malheureusement point qu'elle puisse balancer ce genre de choses. C'est donc ça le porte-drapeau de l'émancipation féminine?... voilà qui me laisse songeuse...

Ecrit par : Nathalie | 30 septembre 2006

Je ne sais pas s'il faut être impuissant pour voter FN mais je constate que 60 % des électeurs du FN sont en effet des hommes et que je ne sais plus quelle défenseurE des femmes avait expliqué que les femmes votaient "mieux" (sic !) que les hommes puisque si seules les femmes avaient eu le droit de vote en 2002, Le Pen n'aurait jamais pu être au second tour et Jospin eût été devant Chirac au premier et au second tour... Donc on pourrait éventuellement établir un lien, fût-il ténu, entre quelque chose comme la masculinité et le vote FN.

Je crois me rappeler que Zemmour avait qualifié Le Pen de "substitut phallique" pour le vote ouvrier, castré par la mondialisation... Ségo n'a, encore une fois, rien inventé.

En tout cas, qu'on se rassure, moi qui suis pleinement impuissant, je porterai ma voix sur mon substitut phallique incarné en Jack Lang. Comme quoi, ça veut rien dire... (délire matinal)

Ecrit par : Gai Luron | 30 septembre 2006

@ Nathalie: l'hypothèse que j'aie légèrement déformé les propos de Mahâme Royal demeure tout à fait valable. Ce qui est scandaleux, puisque je n'ai pas déformé les propos du bonhomme à qui était consacré l'article ci-dessus. Il faudrait que je te retrouve les termes exacts... ou bien pour de plus amples informations, ne pas hésiter à aller voir du côté des "désirs d'avenir" sur Internet.
En fait plus j'y pense, et plus je trouve que "l'envie de pénal" à la mode il y a deux-trois ans, était une pulsion plus marrante que le "désir d'avenir". Houellebecq avait écrit un texte très drôle où, avec son habituel air de n'en avoir rien à foutre, il disait "il faudrait que je travaille mon envie de pénal."
Je supposerai volontiers que l'émancipation féminine n'a pas attendu si pâle étendard pour, dans un très nietzschéen élan d'affirmation de vitalité, croître et s'épanouir (et ce, même si Nietzsche avait des côtés misogynes, me suis-je laissé dire).

@ Gai Luron: comme d'habitude, tu délires juste. Je ne puis que t'exhorter à nourrir très prochainement, et à nouveau, tes inénarrables dossiers lang et angot, à n'en pas douter les plus drôles, quoique derrière ton chef d'oeuvre du genre: le texte sur JFK.
Que tu avoues enfin ton impuissance m'arrange bien: je comprends d'autant mieux que tu n'aimes pas le soi-disant hédonisme d'Onfray (je dis soi-disant, puisque Momo nous a expliqué que ce cher Michel est chaste comme un moine...), et puis surtout je n'aurai plus aucune honte à avouer la mienne.
Zemmour, décidément, m'amuse. J'aimerais savoir toujours localiser la ligne de partage qu'il y a chez lui entre le moment où il parle encore sérieusement et le moment où il balance des piques uniquement pour le plaisir, exquis à vrai dire, de polémiquer!

Ecrit par : Bruno | 30 septembre 2006

Momo disait qu'il était fidèle à sa femme, ce qui ne signifie pas tout à fait être chaste, à moins qu'elle ne soit morte ou fort laide.

Ecrit par : Gai Luron | 30 septembre 2006

Chasteté: quand on m'a expliqué ce que ça voulait dire pour un catholique (c'est l'aumônier de mon lycée qui me l'avait expliqué), on m'avait dit: c'est un rapport d'égalité entre les deux personnes qui s'aiment, aucune ne cherchant à utiliser le corps ou l'être de l'autre au seul but de sa propre jouissance. Autrement dit (mais peut-être trouveras-tu que c'est une pirouette jésuitique un peu hypocrite), on peut avoir une sexualité épanouie, voire intense, tout en étant "chaste". Assez capillo-tracté, je veux bien te le concéder, comme définition de la chasteté, mais en tout cas ça décrit assez bien un rapport conjugal fidèle et respectueux de l'autre.
Il va sans dire que pour les prêtres et la population monacale, la question se posera autrement.

Ecrit par : Bruno | 30 septembre 2006

jésuitique est le mot juste...

Ecrit par : Gai Luron | 30 septembre 2006

Lettres d'une provinciale...
Ah, la pernicieuse influence des Jésuites... Dans mes souvenirs, Saint Paul expliquait que le mariage était un pis aller..."Mieux vaut se marier que se consumer" (le tout concernant la moitié masculine de la population, cela va sans dire, l'autre moitié étant par essence irresponsable, y compris et surtout dans ce domaine). L'époque médiévale a quand même érigé la continence en objectif à atteindre pour tout couple marié, et l'homme "aimant trop" sa femme (quelle jolie formule) était considéré comme adultère, donc en état de péché mortel. Mais j'ai peut-être une vision un peu datée de la question.

Ecrit par : Nathalie | 30 septembre 2006

Je vois que mes deux amis et lecteurs thésards et agrégatifs ne restent pas de glace devant ce genre de sujets. Gai Luron procède par une petite fulgurance sémantique, tandis que Nathalie donne à la discussion une perspective plus "historique" que datée. Grâce à Dieu, nous n'en sommes plus au Moyen-Âge, je crois. Ce n'est pas moi, en tout cas, qui répéterai ce genre d'impératifs d'abstinence. Ficher la paix aux gens avec ces choses-là ne me semblerait pas forcément malvenu de la part de mon cher clergé catholique, que j'aime et parfois admire (pour certains de ses éléments qui ont beaucoup compté pour moi), sans lui reconnaître ce magistère moral et social que sans doute il aurait souhaité conserver ces dernières décennies...

Je vais aller rédiger le détail de mon dernier texte sur Grande Jonction, intitulé sobrement: "Par la voix de Jean-Baptiste." (oui, la sobriété avec moi, c'est comme la chasteté, faut pas être regardant sur le sens précis du mot pour comprendre ce que j'entends par là!). Rendez-vous en soirée, sans doute, pour la publication.

Ecrit par : Bruno | 30 septembre 2006

Comment, cher Mr B., as tu osé te pervertir le regard à lire un tel monceau de m.... Ton abnégation n'a-t'elle donc pas de limites ?

Ecrit par : Timothee Le Moing | 01 octobre 2006

un tel monceau de merdes? tiens, un mec de gauche tolérant... mdr! Mon abnégation (au fait, je rassure par avance tous mes lecteurs de gauche: ce blog ne virera pas pro-sarko pendant la campagne présidentielle, j'aurai d'autres chats à fouetter) n'est pas sans limites, elle est comme le "droit à la différence" dont nous parlions hier, et j'irai même plus loin: elle n'existe pas...
Timothée, si tu veux me proposer une analyse stylistique des récents écrits de Marie-George Buffet ou du petit Olivier le facteur (je ne sais plus exactement où tu votes, ça doit être quelque part par là), je suis preneur!

Ecrit par : Bruno | 01 octobre 2006

Cher Bruno,

Soyons honnête, à la différence de Sarko, le tout petit petit Olivier est assurément, lui, un authentique homme de lettres...

Ecrit par : Gai Luron | 01 octobre 2006

Oui, je te le concède, Gai Luron, il sera d'ailleurs très bien pour poster les lettres au père Noël dans deux mois. (vague référence à la nouvelle chanson de Patrick Bruel "Lettre au Père Noël" qui me trotte dans la tête, parfois...)

Ecrit par : Bruno | 01 octobre 2006

Héhé...

Cher Père Noël,

Je voudrais que tout le monde il ait plein de l'argent sauf les patrons qui sont tout pas gentils ; je voudrais que les frontières soient toutes ouvertes parce que les gens sont gentils mais je voudrais que les flux financiers soient tout fermés parce que la liberté de circulation c'est mal quand c'est de l'argent ; je voudrais créer un droit au bonheur parce que le bonheur ça rend heureux sauf pour les méchants.
Et puis je voudrais tout plein de "luttes" pour mon Noël, un gros paquet avec une grosse lutte à l'intérieur, et puis je voudrais le robot "mobilisation" ; tu sais père Noël, le robot qui fait plein de bruit et qu'on adore quand est enfant et qui insupporte les méchants adultes.

Ah puis papa Noël, en fait, c'est pas "je voudrais", c'est "j'exige" tous ces cadeaux. Je les mérite, j'ai été très sage cette année, j'ai bloqué des facs, j'ai fait foirer tout plein d'exams à mes potes, j'ai permis à mes amis riches de s'en sortir grâce aux cours particuliers, et grâce à moi tout le monde a eu un bac au rabais.

Je te fais plein de bisous sociaux papa Noël

Le petit Olivier

Ecrit par : Gai Luron | 01 octobre 2006

Hum... Qu'il serait bon de clore ces incartades (admirez ce penchant décisionnel sans faille). Esthètiquement il est tellement de mauvais ton de parler d'une chose aussi légère que la politique ;)

Ecrit par : Aurélien | 01 octobre 2006

Et on pourrait être tellement tenter de pinailler sur cette lettre du petit Olivier... mais nous ne sommes point chez Gai Luron et je resterai sage comme une image (mais c'est dur!).
Nathalie

Ecrit par : Nathalie | 01 octobre 2006

Oui, Nathalie, on pinaillera, mais plutôt autour d'un verre, tous ensemble, entre amis, un de ces jours, en restant tous joviaux et contents d'être là.
Aurélien et toi, je vous fais confiance pour prendre le mot de Gai Luron pour ce qu'il est: une parfaite coincouinade, une bonne plaisanterie. Moi, j'ai bien ri, et pas seulement parce que j'étais plutôt d'accord avec Gai Luron (rien de nouveau sous le soleil, de ce côté-là...). Aurélien nous rappelle d'ailleurs qu'un bavardage politique excessif ici-même serait fort mal venu, il a parfaitement raison.
Ceci dit, Nathalie, si tu veux sortir de ton impeccable réserve, tu le peux, tant que tu ne "mangoustes" pas chez moi!
A demain soir chers tous, puisque je rappelle que demain soir, à partir de 20h30/21h, la quasi-totalité de l'équipe du Systar ira écouter du jazz manouche à la taverne de Cluny!

Ecrit par : Bruno | 01 octobre 2006

Quand je pense que Mangouste est un symbole indou de lutte du bien contre le mal... Rien que ça !

Nathalie, m'enfin ! N'oublie pas les propos d'Oxytanian ; chez Gai Luron, on se trouve dans un salon bourgeois parisien, où la courtoisie est de rigueur (une éthique façon club Le Siècle en somme) ; nul défouloir donc, mais une retenue sobre et élégante, fine et racée, à l'instar de celle que tu observes avec grâce et nonchalance sur le Systar, Systar sur lequel je devrais prendre exemple du reste.

Oh, puis non après tout ! Pinaillons pinaillons, le Gai Luron est fait pour ça !

Luronnement vôtre kamarades,

Ecrit par : Gai Luron | 01 octobre 2006

Ah non ne pinaillez pas maintenant, moi qui reviens à Paris demain je n'aurai plus les moyens de lire les messages des uns et des autres en temps réel.
Chez toi, Gai Luron, ce que je t'envie, ce sont les passages magnifiques, étincelants de beauté, de parpeurdesebalancerdanslevide, qui vient de nous tirer un portrait à se tordre de la Mangouste qui sévit chez toi. le mec dans sa bagnole, qui rit tout seul, comme un con... tout est dit!

Ecrit par : Bruno | 01 octobre 2006

Brève intervention avant que ce message malveillant, stupide et sans intérêt ne disparaisse :

Gérard Filoche, si c'est pour débiter de pareilles inepties, tu ferais mieux de t'abstenir. Rien, absolument rien, dans l'article de Bruno, ne relève d'une pensée d'extrême-droite. Seulement, comme je suis quelqu'un de respectueux (tout l'inverse d'individus dans ton genre, en fait), je préfère penser que tu n'es pas complètement idiot, et que tu l'as compris.

J'en conclus que ce commentaire n'est pour toi qu'une occasion de soulager tes nerfs en exprimant.. quoi, au juste ? Ta rancoeur ? ta jalousie ?

Si tu n'aimes pas ce blog, je te conseille d'éviter d'y mettre les pieds, et d'aller faire ton blog à toi, consacré à Besancenot ou à ce qui te chante. Tu y gagneras du temps, et nous n'aurons pas à supporter tes inepties.

Alors, et alors seulement, les vaches seront bien gardées...

Cordialement quand même,

George.

Ecrit par : George Abitbol | 05 octobre 2006

Le Systar, nouvelle plate-forme polémique !

Ecrit par : Aurélien | 06 octobre 2006

Le sens esthétique d'Aurélien est mis à rude épreuve. Que ces commentateurs sont indisciplinés...

Ecrit par : Nathalie | 06 octobre 2006

Rassure toi, je me désengage de tout conflit et reste à l'écart des aboiements...
Néanmoins, je suis ravi que tu te préoccupes de mes tracasseries de bon goût !

Ecrit par : Aurélien | 06 octobre 2006

Bon, désolé pour cette saute d'humeur mais ce commentaire m'a relativement fait sortir de mes gonds (imaginez un peu !) ; surtout que ce n'est pas le premier de cet acabit.
Ne vous en faites pas, maintenant je suis calmé...
Cordialement pour de vrai,

George (l'aboyeur le plus classe du monde)

Ecrit par : George Abitbol | 07 octobre 2006

Rassure-toi Georges, tu ne nous as pas choqué du tout :)

Ecrit par : Aurélien | 07 octobre 2006

Merci Aurélien, tu me rassures...

Ah oui ! j'ai omis d'apporter une petite précision lors de mon dernier passage :

Par "les vaches", je ne désignais personne en particulier.

Qu'on se le dise,

George.

Ecrit par : George Abitbol | 07 octobre 2006

Bon, quand le chat n'est pas là, les souris dansent...
J'ai viré le commentaire de G. Filoche, sur lequel je pourrais dire quelques petites choses...
Mais on va faire simple:
les commentaires laissés sous des noms bidons me fatiguent, alors on va repréciser les règles du jeu: les gens qui veulent laisser des messages seront priés, à l'avenir, de le faire sous leur vrai nom, ou bien sous un pseudo tel que je puisse les reconnaître (type: Gai Luron, George, Buddy, Mister T...). Et les commentaires seront désormais modérés. Ce blog n'est pas un défouloir de bas de page, je me réserverai donc le droit de ne plus laisser publier les excitations passagères et les vigilances anti-fascistes des uns et des autres.
que les habitués ne s'effraient pas, leurs messages seront toujours publiés régulièrement, et de façon quasi-instantanée.

Bruno

Ecrit par : Bruno | 09 octobre 2006