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16 mars 2007
La Compagnie du Catogan joue Léonie est en avance, de Feydeau
Systar est heureux de faire un peu d'amicale publicité pour la Compagnie du Catogan, à laquelle appartient notamment mon amie Youmna Tarazi: si vous aimez le vaudeville à la Feydeau, n'hésitez pas à aller voir Léonie est en avance:

18:15 Publié dans Littératures | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, Feydeau, Compagnie du Catogan, vaudeville, humour
Commentaires
Une sage-femme dans une pièce de théâtre, mais tu veux définitivement saper mes résolutions monacales de réviser sans sortir de chez moi! Je veux y aller, je veux y aller, je veux...! (hum, reprenons nos esprits... je suis certaine que cette pièce de Feydeau me permettra d'envisager dans une optique scientifique et avec un détachement aussi rigoureux qu'historien l'évolution du regard porté par la société sur cet intermédiaire culturel exceptionnel qu'est l'accoucheuse).
Ecrit par : Nathalie | 17 mars 2007
Ok Nath, on va y aller, ne te mets pas dans tous tes états.
Je savais que le mot "sage-femme" attiserait ton intérêt pour la pièce de Feydeau.
Et moi aussi je suis certain que cette représentation théâtrale te permettra d'appréhender avec scientificité, rigueur, et précision, le fait historique qu'a représenté la perception sociétale de la sage-femme. Nous serons dans une forme de vérité esthétique intéressante, employant pour mieux comprendre une réalité trop proche de nous la fameuse méthode du "détour révélateur".
Bon, sinon, moi j'irai aussi pour me fendre la poire avec les bêtises de Feydeau et pour applaudir Youmna!
Ecrit par : Bruno | 17 mars 2007
" 4, rue de l'armée d'Orient " : Bizarre quand même comme adresse pour un théâtre , non ?
Bon, je serai bien passé voir cette pièce mais je suis à, au moins, 6000 kilomètres - géographiquement parlant, bien évidemment et non d'un point de vue spirituel !
Toujours un fervent lecteur Bruno, souvent dans l'ombre ...mais je tâcherai de commenter bientôt ... notamment avec Grande Jonction aussi ! De même qu'avec Cosmos Incorporated, Maurice G. Dantec me fait parfois perdre le fil diégétique ( faut que je replace quelques termes du temps de l'université au moins ici ;=P - N'en déplaise à George Abitbol !) lorsque l'illumination spirituelle prend le dessus de façon parfois abrupte à mon goût ... peut-être vais-arriver à comprendre tout le mécanisme de cette stratégie dantec-esque avant la fin !
Ecrit par : Ultimo | 19 mars 2007
George n'aime pas trop le jargon, oui, mais je crois qu'il sait fort bien le pratiquer... Oui, l'axe paradigmatique a tendance à se laisser bouffer par l'axe syntagmatique, chez Dantec, (ou l'inverse...). Pas mal d'intertextualité méta-diégétique, certes, mais un niveau de signifiance (Riffaterre) global qui est très appréciable par moments (belle Chute de Rome, vous verrez, très belle page!). Moins de pli auto-référentiel dans GJ que dans CI (à ce sujet, je lisais récemment le débat Derrida-Ricoeur sur la métaphore, qui pose la question: la littérature montrant/narrant/poétisant sa propre origine et sa propre genèse est-elle un cas particulier de la littérature, ou bien carrément son essence? Mallarmé a-t-il valeur de modèle pour toute littérature?), plus de narration linéaire aussi...
Merci en tout cas de votre assiduité de lecteur, elle m'encourage!
Amitiés systariennes,
Bruno
Ecrit par : Bruno | 20 mars 2007
Quoi, quoi ? On m'appelle ?
Vous avez dit "diégèse" ?
Ce jargon-là, ça va encore... Sans lui, il serait sacrément difficile de parler de ce à quoi renvoient des termes comme "axe paradigmatique", "axe syntagmatique", et autres. C'est quand on en vient à la grammaire et à ses différents domaines que j'ai plus de mal à le prendre au sérieux.
Dantec pratique d'ailleurs lui-même une forme de jargon fondé sur l'emploi et la variation des affixes (méta-, trans-...) qui provoquent une multiplication des paradigmes, et placent parfois son style davantage du côté de la spéculation que du côté de la littérature. La réalisation d'une alchimie entre littérature, narration, axe syntagmatique d'une part et philosophie, spéculation, axe paradigmatique de l'autre est sans doute l'un des enjeux majeurs de la littérature aujourd'hui, et c'est pour cela, entre autres, que la démarche scripturale de Dantec me paraît intéressante.
Ecrit par : François (George Abitbol) | 21 mars 2007
Oui, on t'appelait, George, content de te voir passer sur Systar.
Bien d'accord sur l'alchimie entre la narration et la pensée à réaliser aujourd'hui. J'ai tendance à penser que le pari a DEJA été parfois relevé, tant du côté des penseurs qui ont su théoriser cette alchimie (La métaphore vive de Ricoeur, que je lis en ce moment), que du côté des auteurs (Damasio, encore et toujours, 9 euros 20 en Folio SF...), et par plein d'autres, français, ricains, arabes, etc.
A peluche
Bruno
Ecrit par : Bruno | 21 mars 2007
Ah mais oui, le pari a déjà été relevé, bien sûr ! Et pas seulement à notre époque, qui plus est...
Simplement, Dantec a ceci de bien particulier que la synthèse entre narration et pensée est en train de s'effectuer dans son écriture, au fur et à mesure qu'il publie, ou du moins qu'il donne l'impression d'être à la recherche d'un équilibre. Stylistiquement parlant, ça donne des oeuvre un peu hybrides et très différentes les unes des autres, ce qui est tout de même assez rare. Mais tout ceci, nous en avons déjà parlé maintes fois !
A biental.
Ecrit par : François (George Abitbol) | 21 mars 2007
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