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19 mars 2007
Holzwege sind Stolzwege, par Aurélien Debord

Arpenter un chemin va toujours de paire avec le maintien d'une visée, constante, qui s'accomplit un peu plus à chaque pas. Visée, destination, but, qui sont autant d'appellations possibles d'un même premier pas. Arriver c'est alors une réussite, un accomplissement, la gloriole orgueilleuse suite au dépassement des difficultés inhérentes à la marche. Les embûches surmontées, les dédales affrontés, le pied se repose, peut s'assoupir. Pour beaucoup, chaque pas conduit intrinsèquement (ainsi devrais-je plutôt dire « doit conduire ») à un lieu destiné, fixe, marqué, sorte d'horizon dont chaque foulée s'en rapprochant serait déjà un éclat victorieux. Que serait alors un chemin dépourvu de cette visée ? Serait-il alors dépourvu de son sens ? A quoi bon marcher pour n'arriver nulle part ?
Dans la filiation dont le titre de ce papier se fait l'oriflamme, il faudrait à nouveau se demander quelle est notre occupation, est-ce marcher ou bien marcher vers ? On pourrait dire que de tels Holzwege ne permettent aucune destination (enfin là, on ne trahit personne), qu'une pensée envisagée comme telle ne permet pas de penser quelque chose. Mais ma question vaut toujours, parlons-nous de penser ou bien de penser quelque chose / à ? D'où peut venir ce besoin insistant, op-pressant d'un objet ? Il faut l'admettre, une action qui ne serait tendue vers rien, même pas vers elle-même, peut faire naître quelques inquiétudes. Le vrai problème d'une action comme penser ou marcher (le lien entre les deux n'est sûrement pas à expliciter) vient de cette volonté de chacun à toujours lui fournir un à, un vers, lui donner un objet qui va, en fin de compte, plus devenir la préoccupation principale, au détriment de l'action en elle-même. C'est alors se concevoir comme ne pouvant agir qu'en vue de, que par rapport à, mais d'ors et déjà ce n'est plus agir. Où mènerait alors cette action privée de son objet ? Elle recentrerait l'individu en son agir propre, indépendamment de sa visée ou même encore hors de toute visée, ainsi on en arrive à un retour en son sein, un recentrement sur la force propre, simple, immanente de son agir. Il faut repenser ses actions comme pouvant tirer leur force d'elles-mêmes, sans le besoin de s'en remettre à un quelconque résultat en vue qui ne se réduit alors qu'à une médiation servant au déploiement de la puissance, de la vie contenue dans l'action elle-même. Mais par voeu de conséquence, peut-être devrais-je laisser cette question sourde, tant il n'y a peut-être pas lieu de se mener vers.
Cette marche toujours devenue solitaire, privée de toute destination peut bien être appelée Stolzwege. Il faut savoir garder la tête haute en de telles circonstances, avoir à affronter ce vide, accepter de n'être que la seule source de son action. Ce courage est celui de Cassandre ou de Tiresias : parler avec justesse mais face à des sourds. Il en va de même pour le parcours de ces chemins, la vérité de l'acte est privée de son lieu d'achèvement logique. Trajet toujours tragique, qui nécessite un certain héroïsme si étranger à beaucoup. Il s'agit d'opérer ce geste de l'errance, devenir un Ahasverus innocent. Si les pas accomplis retentissent pourtant bien comme ceux d'un coupable, il faut chercher avec minutie qui pourrait bien être le plaignant. Force est de constater qu'il s'agit toujours de cet accusatif qui devient proprement accusatoire. Ce ad antique ne souffre pas la libre marche, il somme de rentrer dans des sentiers qu'il ne cesse de reconduire, de toujours tracer. Peut-être faudrait-il s'avouer que ces derniers se sont sans doute amenuisés, affaissés, à tel point que le pas pour à nouveau sonner, doive s'en affranchir.
La phénoménologie s'est parfois perdue sur ces traces de l'accusatoire, si bien que la conscience ne devait être plus que conscience de quelque chose, et ne s'en tenir qu'à cela. Si ce texte ne compte pas remettre cela en cause, la conscience n'étant jamais que reflexion, essentiellement un être-avec ; faut-il encore voir où la primauté ontologique doit se loger. Si elle n'est jamais qu'avec, il ne s'agit pas tant de s'en tenir à la simple, nécessaire relation à l'objet, mais bien plutôt d'affirmer le primat ontologique de la conscience, comme instance pour laquelle la saisie est nécessaire bien que toujours seconde. Cette analogie avec la conscience est requise, pour affirmer la légitimité d'une pensée non-accusatoire qui ne tient pas la totalité de son essence dans sa disponibilité au ad. Le grand fourvoiement est de ne plus affirmer la pensée que dans sa disponibilité à la réquisition de l'objet, si bien qu'elle n'est même plus une saisie volontaire, mais plutôt obligée par l'objet lui-même à saisir. Si la mise à disponibilité vous semble alors outrancière, exagérée, odieuse ! le débat est clos, cela signifiant que la pensée reste maîtresse d'elle-même, n'est forcée par aucun objet. Sans doute alors, ne marchez-vous plus sur le chemin du pas lourd de l'accusé, la plainte s'étant dissolue.
08:00 Publié dans Laboratoire de proto-pensée | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Philosophie, Heidegger, phénoménologie, Holzwege, Husserl, Littérature, spiritualité
Commentaires
Si la pensée n'a pas d'objet -elle-même ou un autre- comment pouvez vous la définir comme une pensée ? Ne penser à rien c'est ne pas penser. Vous ne prenez pas un chemin pour n'aller nulle part ou rester sur place. Pas volontairement.
Ecrit par : Samuel Gourio | 19 mars 2007
Tiens, un habitué des commentaires de blog... Oh que cela me fait plaisir de vous recroiser, ici-même de surcroît... Vous n'oublierez pas je l'espère de signaler à qui de droit tout ce que j'aurai pu dire de vilain, pas beau, déviant, n'est-ce pas?
Bon, à part ça: à votre avis, Aurélien a-t-il méconnu ce que vous dites lorsqu'il a écrit son texte?
Autre question: à votre avis: pourquoi ce texte a-t-il été écrit?
Dernier point, plus personnel: voyez ce que Lévinas dit de l'expérience de l' "il y a". Ou encore: est-ce bien à des objets que nous pensons? Faut-il objectiver pour penser?
Ecrit par : Systar | 20 mars 2007
"Si la pensée n'a pas d'objet -elle-même ou un autre- comment pouvez vous la définir comme une pensée ?"
En réfléchissant à cette question et en nuançant tout d'abord la distinction entre "penser" et "réfléchir" ?
"Ne penser à rien c'est ne pas penser."
Cf. supra
"Vous ne prenez pas un chemin pour n'aller nulle part ou rester sur place. Pas volontairement."
On appelle cela, vouloir se perdre (rappelez-vous votre adolescence, cheveux au vent, chemise ouverte, où vous n'alliez nulle part, où seule comptait cette marche dans la forêt, sans but, gratuite, entre amis... Ahhh, foutue jeunesse !)
Plus sérieusement : cf. cf. supra (indice de compréhension : analogie marche/pensée : où cela mène-t-il ?)
Ecrit par : Aurélien | 20 mars 2007
Je ne suis habitué de rien. J'oublie tout. Pourquoi ce texte ? Mais je ne suis pas dans la tête d'Aurélien Debord. Je ne vais donc pas vous donner un simple avis, une simple opinion dont tout le monde se fout d'ailleurs.
"La pensée est fille de la langue." (Kraus)
Ecrit par : Samuel Gourio | 20 mars 2007
A la question "pourquoi ce texte fut écrit ?", si Bruno la posait, c'est qu'il voyait bien que
votre question réclamait le retour de l'accusatoire, or, c'est là bien le point de départ d'un tel texte : le refus catégorique d'un "ad".
Cela reviendrait à dire à Kant, après avoir lu sa deuxième critique : si l'action n'agit pas en vue d'un but, comment peut-elle être une action ?
Bref, ces questions ne sont pas pertinentes (ne voyez ici aucune possibilité de vous offusquer) car :
-soit le texte vous laisse les clefs d'une réponse possible
-soit le texte refuse vos définitions fondatrices de votre problème
Ici, bien sûr, comme dans mon exemple, les deux possibilités sont comprises. Enfin même si la seconde vous paraissait légère, rassurez-vous car la première la soutient et la fonde.
Quant à Kraus, il aurait été plus juste de dire que : La pensée est la soeur de la langue !
Enfin on ne refait pas l'histoire...
Ecrit par : Aurélien | 20 mars 2007
Oui, et puis dès que le concept est saisi par l'écriture, il est cuit... (Jacques Derrida). L'eusses-tu cru? (comme dirait mon prof de français de khâgne, pour parler des rubriques "citations faciles dont tout le monde se fout" dans nos petites dissertations de l'époque...)
La pensée et la langue: deux vieilles copines qui se crêpent le chignon depuis la nuit des temps, non?
Ecrit par : Bruno | 20 mars 2007
"La pensée et la langue: deux vieilles copines qui se crêpent le chignon depuis la nuit des temps, non?"
Pensée et langue : une même instance s'exprimant selon deux modalités distinctes...
Ecrit par : Aurélien | 20 mars 2007
mmh... pas sûr que ce soit une même instance... (plissement d'yeux de vieux renard phénoménologue mandarin de la Sorbonne). Que serait-elle, cette instance unique?
sinon, peut-être que dans quelques jours je vais rédiger quelques textes sur les rapports entre langue, pensée philosophique, métaphore, création de monde... Je lis pas mal de choses à ce sujet en ce moment (Derrida, Nietzsche, Ricoeur, Blumenberg...), il y a de quoi dire des choses rigolotes.
Bons Holzwege mon cher Aurélien, je retourne non pas à la crudité mais à la cuisson de nos chers concepts.
tiens, dehors il semble qu'il grêle...
Ecrit par : Bruno | 20 mars 2007
Il faut, me semble-t-il, saluer la cohérence de ce texte ; au chemin désinvesti de sa destination téléologique se trouve associé un texte désinvesti de son sens, un texte qui parle pour ne rien dire, une pensée en effet vide de son objet. La forme fait sens, c'est admirable.
Ecrit par : Coincoin | 23 mars 2007
"un texte qui parle pour ne rien dire, une pensée en effet vide de son objet. La forme fait sens, c'est admirable."
Et si derrière la boutade, vous mettiez un peu de matériau à vos assertions ?
Ecrit par : Aurélien | 24 mars 2007
Thibault, petit coquin, arrête donc de faire de l'anti-heideggerianisme primaire...
Ecrit par : Bruno | 24 mars 2007
Pour préciser un peu mes coquineries, voici quelques pistes :
1) n'y a-t-il pas quelque dimension prophétique dans ce texte qui risque de dispenser d'une argumentation précise ?
2) N'y a-t-il pas là une espèce de résurgence du phantasme de l'origine et de la pureté (pensée pure sans objet) avec phantasme de l'origine érigée en primat ?
3) On a un jeu d'étymologies mais peut-on vraiment penser que le jeu d'étymologie délivre le sens de la pensée ? n'est-ce pas accorder au langage plus de pouvoir qu'il n'en a et faire croire que l'essence des choses réside en lui ?
4) comment pouvoir affirmer en même temps la fin du télos de la pensée et écrire un texte investi d'un télos, fût-il celui cherchant à nier le télos ?
5) pourquoi le télos est-il conçu comme extérieur à la pensée ? Pourquoi la finalité interne est-elle d'emblée évacuée ? Pourquoi faut-il considérer comme évident que toute téléologie est synthétique, en somme ?
6) quelle est la différence entre l'objet et la visée ? Dans ce texte, je ne la comprends pas.
7) si l'action tire sa force d'elle-même, pourquoi et comment se maintient le primat de la pensée ? La force primitive immanente à l'agir ne détruit-elle pas le primat de la conscience ?
8) Peut-on dire que l'objet "réquisitionne" la pensée dans le cadre d'une philosophie transcendantale ?
9) Je ne suis pas d'accord avec le raisonnement suivant : du fait que la pensée ait besoin d'un objet, alors de cette nécessité est déduite la primauté de l'objet qu'il s'agit de refuser : mais il me semble qu'il y a là une déduction ontologique à partir d'un rapport logique, déduction qui me paraît difficilement soutenable. C'est un peu comme le théologien qui reproche à descartes de poser la primauté du cogito (au détriment de Dieu) alors que cette primauté n'est que logique jeme découvre moi-même avant dieu) mais jamais ontologique.
10) La pensée doit-elle être vide ? Il me semble que le texte ne dit pas cela, il veut plutôt mettre fin à un primat de l'objet mais pas à l'objet en lui-même. Mais est-ce bien le sens du texte ?
Voilà, ce sont là quelques interrogations qui me viennent à l'esprit en lisant ce texte.
Bien à vous, Aurélien
Thibaut
Ecrit par : Coincoin | 08 avril 2007
1) Assurément !
2) A vrai dire, qualifier cette tentative de fantasme et dès lors la rabaisser au rang de chimère, serait la preuve évidente d'un parti pris pour le modèle de valeur qui fut refusé.
3) Il s'agit seulement d'une friandise que j'ai trouvée plus sucrée que d'autres.
4) Cette remarque est intéressante, mais à vrai dire, ce texte n'affirme pas la fin d'un télos en tant que tel ; mais la fin d'un télos situé dans l'extériorité de la pensée, il s'agit de le recentrer au coeur de l'action elle-meme.
5) cf.4 - la finalité synthètique est souvent celle revendiquée, ce que ce texte désole.
6) A -> B :
A comme action -penser par exemple-
-> comme la visée, donc un rapport entre deux entités (ici, A et B)
B comme objet
7) J'avoue ne pas bien voir pourquoi la force immanente de l'agir nuirait nécessairement au primat de la conscience...
8) Je pense que le cadre d'une philosophie transcendantale ne change pas grand chose au problème, tant la pensée aurait -selon ce que ce texte regrette- toujours besoin d'un objet sur lequel se fixer, bien que dans le cas d'une telle philosophie, elle pense toujours "mener le jeu" et choisir les règles.
9) S'il y a nécessité d'un objet, au sens d'une condition de possibilité, je ne vois pas comment nier dans un tel modèle le primat ontologique de l'objet sur l'action. Ce texte voulant s'extraire d'un tel modèle, convaincu que ce primat ne pouvait tenir, mettait à jour le statut de l'action qui devait avant tout partir d'elle-meme, de sa force immanente, pour ne pas avoir à faire un détour "pré-natal" par un objet censée la permettre.
10) Comme vous le notez très justement, le texte souhaite une fin du primat de l'objet. Après quant à sa survivance, je ne pense pas qu'on puisse l'anéantir, et surtout je ne vois pas très bien quel en serait le gain...
Donc "il veut plutôt mettre fin à un primat de l'objet mais pas à l'objet en lui-même." C'est pas mal comme petite phrase synthètique ;)
Ravi d'avoir reçu vos coquineries qui furent les bienvenues !
Bien à vous, Thibaut
Aurélien.
Ecrit par : Aurélien | 13 avril 2007
Ah, la baston courtoise: j'adore!!!
On a projet de "Fight" comme ça avec Alain Damasio, ça devrait donner...
A part ça, la paresse me prenant, j'examinerai vos questions et arguments en détail une autre fois.
Lisez Blumenberg, c'est bien. Et lisez Damasio, c'est démentiel.
Ecrit par : Bruno | 13 avril 2007
Merci pour vos réponses Aurélien.
D'une certaine manière, j'aurais tendance à penser votre texte ainsi :
toute détermination à l'action trouve son impulsion dans la représentation d'une fin, ou dans la visée d'un objet ; or il serait bon de mettre fin à cette visée afin de retrouver un "agir pur", un agir minimaliste où seuls substisteraient l'ego et son faire : une sorte de "moi agir" sans rien de plus. De ce fait, un peu à la façon de Heidegger lisant Kant, vous faites de la condition de possibilité une condition ontologique de l'objet mais ça suppose donc qu'il faille briser cette condition de possibilité en tant que condition de possibilité et donc briser l'ontologie (et là évidemment on s'éloigne de l'ontologie fondamentale) su l'on veut briser ce primat (ou cette condition) qu'est la visée de l'objet pour l'action ou la pensée.
Or, en brisant la condition, il me semble qu'on brise aussi l'objet, que sa possibilité n'est plus assurée et je me demande alors comment subsiste l'action ; vous me direz en la pensant dans sa pureté ; soit, mais alors comment concilier cette pureté avec le point 10 qui affirme le maintien de l'objet ?
Il me semble malgré tout que ce primat de l'objet sur la pensée demeure simplement logique et non ontologique : j'ai logiquement besoin d'un objet pour penser, de même que j'ai besoin d'une fin pour agir, sinon je pense dans le vide et je n'agis pas. Ce sont là des conditions purement logiques et analytiques : l'objet est analytiquement contenu dans la pensée et l'action pour la bonne raison que ce sont des affirmations qui nécessitent un contenu.
Il me semble donc qu'en faisant de cette condition logique une condition ontologique vous introduisez une difficulté là où il n'y en a pas : ce n'est pas vraiment le rapport de la pensée à l'objet que vous renversez, c'est en fait le sens même de l'action et de la pensée que vous refusez - pourquoi pas - mais dans ce cas peut-être aurait-il été plus clair de ne pas penser un renversement de rapports mais plutôt d'affirmer une redéfinition de l'action et de la pensée, afin de dire en gros : agir et penser ne reçoivent d'objets que synthétiquement et a posteriori ce qui permettrait de les libérer de la réquisition à laquelle vous faisiez allusion.
Coquinement,
Thibaut
Ecrit par : Coincoin | 14 avril 2007
Tout d'abord, je vous remercie pour les bons commentaires que vous laissez à mon petit papier, qui ne cessent de me ravir.
Premier point que vous soulignez et que je peux comprendre : celui de la crainte quant à la perte de l'objet. Sa possibilité n'est plus assurée, mais elle n'est pas niée pour autant, donc pas d'inquiétudes ;)
Après quant à une redéfinition qui aurait été plus adéquate selon vous, j'en conviens en effet. Cela aurait mis les choses sur un sol neutre, sans d'autres traces que ceux de la position qui s'y serait acheminée. Ce choix s'explique néanmoins par quelques mobiles qui me semblent légitimes. Tout d'abord à vouloir faire une table rase, on ne passe que pour un illuminé, immédiatement rejeté par ses opposants -imaginez que ce dialogue n'eût pas eu lieu ?!- ; ensuite, j'avoue moi-même ne pas être très au point sur ma position, qu'il va me falloir affiner, éclaircir ; je n'ai pas la prétention d'être sûr de moi. Enfin pour une question de forme je préfère écrire mon texte comme s'il s'y passait une tragédie, je trouve cela bien plus attachant et amusant que la rhétorique kantienne.
Cordialement,
Aurélien
Ecrit par : Aurélien | 16 avril 2007
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