06 avril 2007

Chromozone, de Stéphane Beauverger

           

 

 « Khaleel exultait. Une joie pure, belle et noble comme la naissance d’une nova, brûlait dans la cage étroite de ses os. Blessante et nue, la vérité coulait de ses membres pour satisfaire la curiosité des incrédules. Il était la fontaine des légendes où chacun rêve de s’abreuver ; ses fluides témoignaient de la réalité du monde. Son sang, sa sueur étaient parole. Sa langue et ses lèvres, outils désuets, avaient fait place à la connaissance instantanée. Et sous son crâne, un souffle victorieux esquissait pour lui seul les terreurs des hommes.

Fleurs corrosives et magnifiques, des bouffées de haine s’ouvraient en corolles sanglantes sur l’écran sensible de son front. Il était un jardin, parsemé d’orchidées primitives et carnivores exprimant le feu et le sang qui se répandaient dans la cité. La rage révélée allait dévorer quiconque l’empêcherait de s’épanouir et tout effort de modération serait vain. Le temps était venu de jeter à bas les espoirs en un progrès corrompu.

Car, en vérité, il n’y avait plus de place en ce monde pour la bêtise. »

 

Stéphane Beauverger, Chromozone, La Volte, 2005, p. 111.

 

Découvrant la trilogie de Stéphane Beauverger ces jours-ci, je vous invite, outre la fastidieuse lecture de mon propre article, à lire l’entretien alerte qu’Olivier Noël a orchestré de (transhu)main de maître avec l’auteur, ici et ici (une troisième et dernière partie est prévue, qui paraîtra dans quelques jours sur le blog beckettien d’Olivier).

 

Disons-le d’emblée : Chromozone a tout du péristyle d’une œuvre monumentale à venir, d’une sorte de science-fiction vive, haletante, visionnaire, habitée par le sens du rythme, toute en élégance et en hauteur d’âme. Les quelques inégalités présentes ici ou là, d’ordre stylistique, n’y changeront rien : il est patent que l’on tient là un excellent auteur – merci, cher Transhumain, de m’avoir indiqué l’oiseau… - , qui est déjà dans le don, mais aussi et surtout dans la promesse d’un don plus grand encore. Cela, c'est certainement la lecture de la suite de la trilogie que Chromozone inaugure, qui le confirmera, et les romans à venir de Beauverger.

Pour l’heure, plantons le décor et disons l’objet de notre enthousiasme : Berlin, Marseille et la Bretagne sont les trois pôles d’une action qui prend place dans un monde où la technologie informatique n’existe plus, infectée et neutralisée par le virus Chromozone. Le pouvoir s’est réorganisé entre factions religieuses et ethniques armées (inoubliables Sicaires de l’Hégire, Keltiks sans doute visuellement très proches d’un Mel Gibson en Braveheart…) qui entendent faire régner leur loi sur des territoires gangrenés par la haine et la violence, idées qui vont trouver à s’incarner si bien dans le roman que Beauverger les décrira ultimement comme des virus… et sociétés « formatives » aspirant à retrouver une hégémonie politico-économique par la maîtrise de la phérommunication, ou transmission d’informations par voie chimique moléculaire. Le morcellement des territoires et des communautés agressives permet à Beauverger de construire la narration sur quatre foyers qui tendront, au fil du récit, à se nouer les uns aux autres : Ogre, tout d’abord, sorte de tueur misanthrope qui ne parvient plus à tolérer la bêtise de ses congénères et exécute les plus crétins, rappelant par certains aspects la jolie solitude poétique du Léon de Luc Besson ; Teitomo Voght, géant asiatique solitaire, amoureux d’une certaine Justine, milicien du territoire de Marseille qui a obtenu la reconnaissance des Sicaires de l’Hégire, mouvance de l’Islam radical, et enfin ami d’un ancien flic arabe dont le corps est utilisé par les Sicaires pour capter et transpirer des informations encodées en phéromones et qui se découvrira un don de prescience ; Gemini, adolescent affamé, tentant de survivre contre l’ordre barbare imposé par le Tore, chef d’une bande de Bretons allumés et shootés au kouign aman, les Keltiks ; enfin, Justine Lerner, femme de caractère et épouse de Peter Lerner, inventeur génial qui tente, grâce à sa firme Karmax, de retrouver le pouvoir technologique en préparant un antidote au Chromozone.

Quatre ou cinq personnages parfaits et attachants, donc. C'est par ces arguments-là que, dès les premières pages, et cet incipit époustouflant où Ogre, protégeant deux adolescents blancs égarés en territoire noir, assassine une vieille femme raciste dont les cris insultants les avaient mis en danger[1], Beauverger emporte l’adhésion et laisse la fluidité de sa vision se déployer. Car si une pensée définie a jamais présidé à l’élaboration de ce roman, nous dirons qu’elle demeure en tout cas des plus discrètes, le discours sur le réel, paradoxalement si cher à tant d’auteurs des littératures de l’imaginaire, ayant tendance à s’effacer au profit d’une totale liberté dans la narration. Pensée discrète, embryonnaire assurément ; on pressent bien l’idée d’une éthique qui existerait par-delà la morale sclérosée et hypocrite, on pressent quelques autres considérations sur l’entrelacement métaphysique quasiment nécessaire des contraires, bien/mal, douleur/plaisir, mais rien n’est martelé ni claironné, et pour être totalement franc, disons que c'est cette fraîcheur, cette audace d’une littérature de l’imaginaire qui ne se réduit pas à un « message », qui est à l’origine de notre enthousiasme critique. La vision prime sur le discours, l’image sur la thèse, la métaphorique absolue sur l’ontologie maquillée en récit.

Ce récit, justement, m’a semblé procéder par la succession fluide de hauteurs narratives et émotives, par séquences dotées chacune d’un intérêt propre. Les titres de chapitres, toujours transfigurés par les illustrations saisissantes et parfois dérangeantes de Corinne Billon, sont autant de manière de scander ces moments de hauteur, esquissant une géographie des cimes aux accents poétiques indéniables. Il s’agit presque toujours d’une pensée centrale dans le chapitre ou au contraire insolite, proférée par l’un des personnages au cours des dialogues ; leur réunion, que j’ose ci-dessous, produit des effets de sens intéressants, sorte de poème aphoristique et fragmentaire, dissonant, hétérogène, manuel de survie pour des temps d’amour absenté et de violence omnipotente :

 

Tracez un repère orthonormé Constatez les pics de douleur

Définir les motivations de l’humanité toute nue en deux principes

Arracher la tête des bébés pour éduquer les mères

Y’ a pas d’ailleurs Y’a même pas d’autrement

Intensifier les processus organisationnels des bénéficiaires

Pendant le compte à rebours les affaires continuent

Les comploteurs nocturnes oeuvrent rarement pour le bien des autres

Une joie pure, belle et noble comme la naissance d’une nova

Prendre son pied à se montrer mutuellement le contraire jusqu’au prochain coup bas

Il serait bête de négliger une bonne occasion de finir moins seul

Nous aimerions vous voir mourir en bonne santé

Interlude

Le recadrage par la force renouvelle les privilèges relationnels

Appréhender chaque donnée visuelle séparément sans concevoir l’ensemble

Nous avons façonné votre vie en façonnant vos outils

L’indignité d’être vivant

Je suis le guide d’une nation d’enfants furieux

Les amateurs de symboles guerriers font rarement dans la bienfaisance

Concrétion Vectorisation

L’angoisse sourde des impatiences historiques

S’efforcer de préserver tout ce qui pourra l’être

La honte brûlante du survivant

 

Ainsi s’impose une vision par fragments, désespérée, souvent cruelle, à laquelle se superpose l’entrelacement de type yin/yang du plaisir et de la douleur, de la vie et de la mort, de l’hypocrisie et de l’éthique supérieure qu’annoncent ou qu’incarnent Teitomo et Khaleel. Ces deux personnages, de loin les plus attachants du roman, survivants, amis, tous deux ultra-violents par souci de demeurer dans une sorte d’éthique de l’intelligence, nous introduisent à la phrase-clé du récit, celle qui m’autorisait à dire au début que la pensée de Beauverger était encore linéamentaire lors de l’écriture de ce roman : « Il n’y a plus de place en ce monde pour la bêtise. » Bêtise : il s’agit de la bêtise nocive, du repli identitaire, de la peur de l’ignorant qui a refusé d’apprendre, de la pulsion raciste et, bien sûr, de la pratique de la délation. La solution ici adoptée est celle de la violence purificatrice, ce qui mènera Khaleel à devenir le nouveau prophète d’une nation d’ « enfants furieux », exultant face au devenir mortel dans lequel la zone de Marseille se précipite lorsque le Chromozone est inoculé à l’homme sous la forme d’une pulsion de mort. Néanmoins, on discerne encore mal où l’auteur veut en venir : les formes terminales de nihilisme mortel sont clairement refusées, mais il ne semble pas y avoir d’issue autre que celle, provisoire, de la constitution d’une arme messianique constituée de fanatiques et dirigée par le prophète prescient Khaleel. Par ailleurs, le déictique « ce » implique bien sûr, comme pour toutes les perspectives messianiques qui entendent « juger » l’histoire avant de préparer, et pour préparer, un avenir plus ou moins lointain pour un peuple élu, que l’on puisse soi-même sortir de l’Histoire, s’excepter soi-même du jugement, du diagnostic et du verdict. L’instance capable d’assumer cette position n’est pas l’un des personnages du roman, tous trop impliqués, surtout  Khaleel, Teitomo-et-Ogre, déjà convaincus de la vérité de ce message, dont ils ne sont alors que le bras armé, et non l’émetteur originel. Qui, alors ? Ici est le flottement, qui empêche sans doute Beauverger de nous emmener au plus loin des processus de messianicité qu’il va pourtant mettre en scène, parfois avec brio, via le personnage, décidément marquant, de Khaleel. Nous sentons que la métaphore d’ensemble de ce qui menace notre monde, de ce morcellement des structures étatiques et économiques en territoires régis par de nouvelles sociétés formatrices et par des intégristes communautaires et/ou religieux, est évidemment l’invitation à voir notre monde comme[2] il pourrait être, à transformer donc notre propre regard. Mais tout cela reste encore peu développé, et d’un certain point de vue, comme nous le soulignions d’emblée, c'est peut-être ce qui laisse au récit sa légèreté et son dynamisme fonceur.

C'est un livre-promesse, c'est l’énergie des commencements qui appelle sa propre persévérance, c'est tout cela que nous avons eu entre les mains le temps de quelques heures ravies de lecture. Ce sont surtout quelques coups de génie narratifs, c'est le « cri de guerre des Sicaires de l’Hégire » (p. 139), que l’on croirait presque entendre, c'est la belle noblesse d’âme de Teitomo aussi, protecteur absolu et combattant hors pair :

« C'est pas honteux, l’amour des armes, dans ce métier. Seulement, ça a un prix, ça, bonhomme : ton innocence. C'est à toi de prendre en charge les plus faibles. Et c'est la seule raison qui t’autorise à appuyer sur la détente. Le reste, le sens du devoir et les actes héroïques, c'est juste bon pour remplir quelques cadres avec de belles photos. » (p. 132)

Khaleel annonce les intuitions, plus que les véritables thèses que ce roman ne comporte pas, qui innerveront le futur imaginé par Beauverger. Tous les effets d’interpolation, de collusion des temps entre eux qu’a toujours permis la science-fiction par le voyage temporel sont ici rendus plus subtils par la prescience de Khaleel, nous plaçant d’ailleurs au point de croisement de la magie et de la science, et nous renvoient clairement à certains schémas parcourus par les plus grands maîtres de la science-fiction[3]. La densité des personnages, elle, se comparera sans en souffrir à quelques unes des figures les plus marquantes de l’histoire du genre : Khaleel soutiendra sans doute la comparaison avec Paul Atréides, Jdrien, les pèlerins d’Hypérion, Chad Mulligan et Shalmaneser, pour ne citer que quelques uns des « messies » les plus connus en SF…

Pour conclure cette présentation d’une œuvre, encore une fois, augurant de belles réussites science-fictionnesques, mais aussi littéraires, pour peu que le style s’harmonise encore et qu’un authentique souffle spéculatif vienne étayer les fulgurance d’une « vision » déjà très étoffée et très inspirée, restons sur la promesse de Khaleel lui-même que l’humanité qu’il incarne doit encore comprendre, au-delà du virus Chromozone, les sources de la haine, et donc de sa propre souffrance :

 « L’enfant pouvait être plus sauvage que le père, la vierge plus ardente que le soldat, tous égaux face à la soif de vie et de mort. Des larmes de joie coulaient sur la peau usée du vieux policier. Il faudrait réapprendre la beauté sur les ossements brisés des vaincus, retrouver la noblesse au cœur des ruines, assassiner le vieux monde pour recevoir son héritier. Lui saurait saisir cette tâche à bras-le-corps, si on lui en laissait le temps… » (p. 162)

« Je suis le guide d’une nation d’enfants furieux qui n’ont pas encore compris la raison de leur souffrance. » (p. 225)

 



[1] Et que dire de la scène où Ogre guette les rues, suspendues par un harnais à une façade d’immeuble, à la fois totalement visible et vu de personne, en posture de guetteur et d’enquêteur solitaire, vulnérable et invincible :

« Mais si un passant avait levé le nez vers une certaine fenêtre, il aurait pu apercevoir une forme incongrue, bizarrement accrochée à la façade. Le plus étonnant, c'est qu’elle était revêtue de l’uniforme des miliciens locaux et qu’elle semblait parfaitement à l’aise ainsi suspendue. […] C'est ainsi qu’il avait passé la nuit, suspendu dans le vide, bercé par les refrains haïtiens étouffés par les vitres tandis que la frontière brûlait devant lui, au-delà des barres d’immeubles. » (p. 62)

[2] Sur ce point : cf. Paul Ricoeur, La Métaphore vive, conclusions de la 6ème étude de l’ouvrage, où la métaphore est définie comme un « voir comme ».

[3] Dune et Le Messie de Dune, bien sûr, inoubliables introductions de la prescience en littérature, enquêtaient déjà sur les subtilités de la structure d’un temps qui pourrait être connu à l’avance. Au fond, sans doute l’une des sources de la réussite narrative de Beauverger tient-elle à la façon originale qui fut la sienne de réactualiser certains schémas pourtant bien connus, voire rebattus. Le Roméo envoyé à Justine Lerner pour la compromettre et causer sa perte rappellera aux connaisseurs la magnifique Hwi Noree envoyée auprès de Leto dans L’Empereur-Dieu de Dune

Commentaires

Excellent texte, comme d'habitude, Bruno. Enfin, tout ira mieux quand tu auras corrigé ces affreux codes html ! Nous reparlerons de l'oeuvre de Beauverger.

C'est drôle : la juxtaposition des titres de chapitre (qui n'est pas sans évoquer, comme tu l'as suggéré, Tous à Zanzibar de Brunner) me fait penser à l'étrange Slogans, long poème de Maria Soudaïeva, traduit au Seuil par Antoine Volodine, qui, en lettres majuscules, se présente sous formes d'exhortations, de prières, d'aphorismes, de slogans. Je ne l'ai pas sous la main, mais j'en ai trouvé un extrait sur le forum d'ActuSF :

"1 PITIÉ POUR NATACHA AMAYOQ !
2 PITIÉ POUR CE QUI RESTE DE NATACHA AMAYOQ !
3 ABRÉGEZ LES SOUFFRANCES DE NATACHA AMAYOQ !
4 POUR ELLE, PITIÉ ! UNE DERNIÈRE MORT ET PLUS RIEN D'AUTRE !
5 ASSEZ D'ACHARNEMENT SUR LES RESTES DE NATACHA AMAYOQ !
6 OFFRE DU GROUPE NUMBER DVA: DÉSINCARNEZ NATACHA AMAYOQ, NOUS QUITTERONS LES MAISONS ÉTRANGES!
7 ACHEVEZ NATACHA AMAYOQ ! SOUTIEN TOTAL À L'OFFRE DU GROUPE NUMBER DVA!
8 NON AUX RENAISSANCES DE NATACHA AMAYOQ !
9 LES CHRYSALIDES DE LA NEUVIÈME LUNE: SOLIDAIRES DE NATACHA AMAYOQ !"

Un jour, au cours d'un dîner où étaient réunis Volodine, Damasio, Berthelot et moi-même (et peut-être un cinquième convive, je ne m'en souviens plus), Volodine nous a confié que certains "slogans" de Maria Soudaïeva avaient été intégrés à ses propres romans. Maria Soudaïeva s'est suicidée en février 2003.

Ecrit par : Transhumain | 06 avril 2007

Codes HTML? bizarre, la mise en page est correcte, vue depuis mon PC... Tu navigues avec quoi? IE? Avec Mozilla, c'est impeccable.
Arrête de me rappeler tes soirées avec ces génies, ça va me rendre jaloux. Positivement, ces types sont de très, très grands auteurs, chacun à leur manière... (même, et surtout, la "narcose Sarkozy", à qui j'en veux d'utiliser sa puissance stylistique hors du commun pour ses petits combats d'alter indigné...)
C'est intéressant, ce que tu as reproduit de Maria Soudaïeva, je ne connaissais pas...

Je finis cet après-midi la lecture des Noctivores, si je suis courageux je ponctuerai cela par quelques dizaines de lignes de commentaire systarien... Il y a des choses à dire sur ce deuxième opus! (notamment sur la façon dont, consciemment ou non, S. Beauverger interprète et fait évoluer le "fait messianique"...)

Ecrit par : Bruno | 06 avril 2007

Ouais, Olivier, je viens de tester avec Internet Explorer, et c'est ça l'origine du problème: tu vois plein de codes apparents, moi aussi. Mais avec Mozilla, ils ne figurent pas. Systar: un blog estampillé Mozilla Firefox...

Ecrit par : Bruno | 06 avril 2007

Peuh, Mozilla, c'est plus lent qu'Explorer. Et j'aime pas leur icône.

Mais j'attends tout de même ton commentaire des Noctivores, entre autres sur le messianisme...

Ecrit par : Transhumain | 06 avril 2007

Transhu: pantouflard, en plus d'être chafouin, sur le ouaibe???
IE c'est rapide, mais ça respecte pas bien les protocoles internet (d'où la rapidité, mais aussi les plantages plus réguliers, et l'exposition accrue aux virus, héhé...)
En fait, Stéphane ne le dit pas, mais le Chromozone a été inventé, évidemment, par Microsoft, et diffusé par IE. Et Mandala, c'est Mozilla, en fait. (j'adore dire des conneries)

Ecrit par : Bruno | 06 avril 2007

"En fait, Stéphane ne le dit pas, mais le Chromozone a été inventé, évidemment, par Microsoft, et diffusé par IE. Et Mandala, c'est Mozilla, en fait. (j'adore dire des conneries)"

On me l'avait déjà faite celle-ça, ou presque, en estimant que Peter Lerner=Bill Gates ^^
(Bon, on m'a aussi dit que Teitomo=John Waynes, comme quoi, hein...)

Salutations à Bruno, au passage, très impressionné par l'engouement que semble vous avoir procuré mon roman :-)
____
sTeF

Ecrit par : sTeF | 06 avril 2007

Peter Lerner, on dirait une espèce de super-geek, de quintessence du geek...
Khaleel a un côté Dankerk (dans Vision d'Escaflowne)...
L'engouement: quelques très belles heures de lecture (au lieu de bosser ma philo pour la fac), dont je pouvais bien rendre compte en quelques lignes ici même!
A très bientôt, cher Stéphane, si je peux je pondrai à nouveau quelques brèves analyses sur les Noctivores et la Cité Nymphale...

Ecrit par : Bruno | 06 avril 2007

Teitomo me faisait surtout penser à Marv, la brute au grand coeur de Sin City. Oui, en fait, je l'ai, dès les premières lignes, imaginé avec les traits du héros de Frank Miller.

Quant à Peter Lerner, c'est assez curieux, même si le Roméo est fait à son image, je n'ai jamais réussi à lui attribuer un visage, comme si son rôle, ses créations, l'avaient rendu intangible. D'ailleurs, ne se terre-t-il pas dans un tour, ou un bunker, en Allemagne - un Mordor symbolique pour les français - dont il ne sort que pour se faire tuer ?

C'était mon élucubration du jour. Tiens, c'est amusant ça, Bruno : on devrait faire des concours d'interprétations délirantes... Sur la Horde, j'en ai toute une cargaison.

Ecrit par : Transhumain | 07 avril 2007

OK: en fait, La Horde du Contrevent est une rémanence des théories du complot: voir à ce sujet le rôle joué par les Hordonnateurs, toujours menaçants, jamais réellement montrés, dont l'existence persécutrice est sans doute fantasmée. Première interprétation délirante...
Mais là je vais peut-être me tenir à carreau, et réfléchir à de vraies analyses pour le roman d'Alain (joie de ces belles discussions avec lui mercredi! Ah, je ne m'en remets pas!), pour lesquelles mes lectures de philo actuelles me serviront sans doute...

Ecrit par : Bruno | 13 avril 2007

Tiens, au fait, apparemment Maria Soudaieva serait Antoine Volodine lui-même. C'est ce que je pensais, avant ce fameux dîner. Mais il nous a tous menés en bateau.

Ecrit par : Transhumain | 15 mars 2008

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