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13 avril 2007

Récréation: Systar Wikipédie la "chieuse"

                                      

Ce blog n’avait jamais tenté de note donnant réellement dans le mauvais goût, la grossièreté et la misogynie superficielle. Il était temps de combler ce manque, en réfléchissant collégialement sur ce qu’est une « chieuse ». Voici l’idée : j’ai proposé une armature souple d’éléments descriptifs de ce bel objet d’étude sociologique ; tous les lecteurs ayant envie de proposer des compléments d’information le peuvent en commentaires, et je reproduirai en temps réel ces apports dans le corps de l’article (l’origine de la contribution sera mentionnée entre parenthèses, n’hésitez donc pas à signer sous pseudo).

Définition

La chieuse : celle qui « finalement, a bien réfléchi, et en fait on va pas pouvoir continuer ensemble. » La chieuse joue avec vos nerfs, elle vous titille avec un savoir-faire dont elle a le secret. Son objectif : vous rendre fou.

la chieuse n'a pas vraiment d'alter ego masculin ou si c'est le cas, il est rare qu'il corresponde exactement à tous les critères. Le chieur est fondamentalement mâtiné de boulet et/ou blaireau, ce qui le rend encore plus attachant. (Contribution de Nathalie)
 
En vérité, le cerveau de la chieuse-type est un énigme. Tout va tellement vite que ça déraille régulièrement. Il faudrait demander à une chieuse généticienne ce qu'elle en pense. (Contribution anti-sarkozyste de Transhumain)

Pour ceux qui parlent le Damasio : la chieuse est une variété d’autochrone. Autochrone vorace, chronophage comme un forum de science-fiction mal fréquenté, dont le vif est particulièrement fluctuant. Eperdue d’Extrême-Amont, bien sûr, elle peut insuffler un certain bazar/Blitz/blizzard dans votre Horde d’amis traceurs.

La chieuse est sincère jusqu'au bout des ongles, même si ceux-ci sont généralement vernis. Quand ses yeux pétillent, son visage illuminé par un sourire coquin - alors même qu'elle a failli vous pousser au meurtre juste avant -, elle ne joue pas ! C'est bien pour ça qu'elles sont irrésistibles.
Bruno l'a dit, c'est un autochrone, et, pour filer la métaphore damasienne, c'est même une forme particulière d'autochrone, à savoir, un Corroyeur. J'en veux pour preuve les déformations faciales entrevues chez leurs malheureuses victimes (déformations tout aussi effrayantes et spiralées que celles des frères Jerkka) ! (Contribution de Transhumain)

Caractéristiques psychologiques et intellectuelles

Elle fait souvent sourire, mais on n’arrive pas à la détester, ou à lui dire de se taire : c'est que, malgré tout, elle a oublié d’être sotte.

Elle est aussi cultivée, a beaucoup d’à propos en conversation, on passe souvent d’excellents moments en société avec elle la première fois qu’on la rencontre. Aplomb, suite dans les idées, qui semblent de fort bon aloi.

La chieuse est souvent une ancienne lectrice de psychanalyse, pas toujours repentie. Ce qui explique qu’elle considère la mère de sa proie comme une rivale potentielle, même quand il n’y a aucun risque réel.

Ame bouleversée par ses dernières lectures, en général des livres introuvables, ou chers, ou bien des auteurs branchouilles et/ou/car cuculs (C. Angot, F. Zeller, mais aussi A. Nothomb, ou encore P. Quignard. Les moins chanceux tomberont sur une derridienne fan d’Hélène Cixous). Reconstitution, par là-même, d’un élitisme intellectuel dont la principale vertu tient à sa force d’exclusion et de sélection naturelle : la chieuse veut des proies avec un cerveau, capables de comprendre leur talent de chieuse. Quel est l’intérêt de faire chier un garçon neuneu ?

Ce qu’elle aime avec vous, c'est que vous soyez si « différent ». C'est pour la même raison qu’elle vous larguera.

La chieuse haut de gamme a le même bagage intellectuel que vous. Relation volcanique quoique ultra-cérébrale avec ce type de chieuses. Profitez : celles-là sont inoubliables.

La chieuse qui aurait un bagage intellectuel supérieur au vôtre n’existe pas : ce n’est pas une chieuse, c'est forcément une prof d’université.

la chieuse est toujours sincère, et n'essayez même pas de la mettre devant ses contradictions, elle n'en a pas. C'est son coeur qui vous parle, palpitant et bouleversé, surtout quand elle largue (paroxysme d'émotion). La chieuse manie admirablement les extrêmes, de la froideur glaciale à la vulnérabilité la plus attendrissante, elle sait pleurer au moment opportun (mais ne vous y trompez pas, ce sont toujours de vraies larmes) et a le don rare de vous faire compatir à la souffrance qu'elle ressent en vous larguant. (Contribution de Nathalie)
 

Disons alors que la chieuse est sincèrement chiante. Mais ce qu'il me semble c'est que la chieuse fait volontairement chier : elle sait qu'elle est chiante et s'en délecte, malgré de micro-remords. Et comme elle est consciente de l'être, disons qu'il serait non-sincère de sa part si elle cherchait à ne pas l'être... (Contribution de Coincoin)

Il faut nuancer Coincoin, la chieuse sait qu'elle est chiante mais elle n'en est pas convaincue. Elle le dira en souriant uniquement pour le plaisir d'entendre un "mais non, mon ange". (Contribution de Nathalie)

La chieuse a tout lu, tout compris, elle est plus maligne que Platon, Kant et Nietzsche réunis, elle, elle connaît la vraie vie, la praxis - les philosophes ne sont que des idéalistes qui tels Thalès tombant dans un trou à trop regarder les astres, ignorent tout de la machine à laver et du lapsong-souchong. (Contribution de Raskolnikov).

Comportement social

Elle fera semblant de ne pas aimer les misogynes, quoiqu’au fond, ce soient les misogynes qu’elle vise prioritairement. Féminisme de surface, bien vite étouffé par le plaisir de jouer au chat et à la souris avec sa future victime.

Il se peut qu’elle ait une « meilleure amie » à qui elle confie tout, et que vous devrez parfois vous coltiner en soirée. Normalement, la « meilleure amie » est une pétasse finie que vous détesterez et qui vous détestera. Notamment parce que vous la trouverez aussi moche, elle, que vous trouverez votre chieuse jolie.

Il arrive aussi que la chieuse soit stressée en raison d'une difficulté atroce qu'elle rencontre : passer un permis de conduire pour la 7ème fois ou passer un entretien d'embauche : si elle rate l'un ou l'autre, ce sera nécessairement de votre faute parce qu'elle ne "s'est pas sentie soutenue" ou parce qu'on est "trop égoïste" On aura beau dire qu'on n'y est pour rien, elle partira fâchée en lançant le fameux "tu ne peux pas comprendre !"(Contribution de Coincoin)
 

Quand la chieuse vous pose une question, il ne faut jamais lui répondre. Que vous répondiez oui ou non, vous aurez forcément tort. Essayez de détourner la question en la reformulant autrement, en la retournant sur elle. (Contribution de Raskolnikov).

Quand la chieuse va droit dans le mur, quand on essaye de l'aider pour ne pas qu'elle s'explose comme une misérable limace, vos conseils seront toujours pris pour une façon de la rabaisser et de ne pas vouloir l'aider. Et quand, finalement, elle se plante de ne pas vous avoir écouté, ce sera encore de votre faute: vous ne l'avez pas assez encouragé. (Contribution de Raskolnikov).

La chieuse déteste ses parents et vos parents mais vous fera un crime de ne pas s'entendre avec.
La chieuse est une asociale finie qui a le don de se mettre tout le monde à dos mais qui vous qualifiera vous-même d'asocial. (Contribution de Raskolnikov).

Intimité

Evidemment, elle n’a jamais envie au même moment que vous.

 La vraie chieuse étant parfois subtile peut vous répondre, d'un air distant et las : "si tu veux" quand on lui dit qu'on aimerait bien. Histoire de simuler que c'est une non-chieuse tout en étant encore plus chieuse que si elle disait non. (Contribution de Coincoin)

Enfin la chieuse peut reprocher le matin à son mec de se sentir "étouffée par un amour sclérosant" et se plaindre le même soir de l'abandon dont elle se sent victime de la part du même mec.

Bref "souvent femme varie
bien fol qui s'y fie" (Contribution de Coincoin)

Parfois elle se mettra à crier sur vous. Lors des moments où elle se prend pour un mâle. Quand c'est comme ça, demandez-vous si vous tenez encore à elle : si oui, endurez en silence (toute parole aggraverait votre cas), si non, envoyez-la paître. Le mail d’insultes est facultatif, mais peut défouler pour les cas les plus graves.

 Notons également le nec plus ultra de la chieuse qui vous a fait chier pendant 48 heures sans interruption, sans raisons apparentes mais qui, le soir venu, se glisse à vos côtés et vous dit tendrement d'un air désolé : "je suis chiante hein ?" Et là, le mâle d'une indicible bêtise, enlace la chieuse de ses bras qu'il estime alors puissants et rassurants, cajole la chieuse et lui dit "mais non mais non mon coeur".

La technique de la chieuse est ainsi limpide : tout pic de chiantitude est aussitôt compensé par un pic tout aussi anormal de coquinerie qui annule les effets du premier pic. Et ainsi de suite. La chieuse est typique du mauvais infini hégélien.
(il va de soi que cette vision de la chieuse n'est pas tout à fait conforme à la vision de nathalie pour laquelle la chieuse est "sincère") (Contribution de Coincoin)

La chieuse excelle à pleurnicher sur ses faiblesses, mais c'est pour mieux vous les reprocher. (Contribution de Raskolnikov).

La chieuse se souvient du jour où vous avez laissé traîner une chaussette sale il y a six mois, et vous le reprochera toujours. (Contribution de Raskolnikov).

Convictions politiques

La chieuse est souvent à gauche. C'est plus propre, moralement. Contre-exemples possibles de chieuses de droite : aérienne, aristocratisante, décomplexée. Soit dit en passant, ces contre-exemples, rares et fort prisés sur la place de Paris, sont les meilleures chieuses, celles qui laissent les meilleurs souvenirs.

Une petite sympathie altermondialisante, ou gauchisante, pour les damnés de la terre et les « faibles », lui permettra de vous donner mauvaise conscience quand vous marchez dans la rue avec elle.

Elle déteste les formes de domination, le pouvoir en général, l’impérialisme du mâle. Elle tient à vous le faire savoir, même quand vous êtes d’accord avec elle (ce qui n’est pas mon cas).

Mauvaises habitudes

Motifs le plus souvent invoqués pour passer à l’acte chieur : « ce n’est plus possible, j’ai revu mon ex » ; « on est trop différents, même si je t’aime beaucoup » ; « je crois que tu tiens trop à ta mère » ; « je ne pense pas que tu sois amoureux » ; « je crois qu’on se fait du mal l’un à l’autre ».

Le suffixe de la chieuse : toutes les discussions de rupture doivent être conclues par un retentissant : « Mais je voudrais qu’on reste amis ».

La chieuse refuse que vous choisissiez le resto pour ce soir. Elle invoquera piteusement que vous l’avez déjà choisi la fois d’avant, et la fois précédente encore. Alors qu’elle sait que le resto où vous voulez l’emmener est très bien.

La chieuse, en plus d'être naturellement cyclothymique, est passée maîtresse dans l'art de changer d'avis comme de petite culotte. Donnez-lui rendez-vous dans votre restaurant préféré : une fois sur deux, la chieuse vous appellera (au dernier moment, cela va de soi) pour vous dire que non, finalement, "pour une fois", vous pourriez venir chez elle. Vous pestez, vous la traitez de tous les noms (après avoir raccroché avec un pitoyable "bien sûr bébé, à tout de suite"), mais vous obéissez.

Et par ailleurs, comme elle n'est jamais sûre de rien, la chieuse est en perpétuelle demande de preuves d'amour, de compliments. Enfoncez-vous ça dans le crâne : la chieuse a définitivement besoin d'être RA-SSU-REE ! (Contribution de Transhumain)

La chieuse aime revoir parfois son ou ses ex.

La chieuse a souvent besoin de solitude pour « prendre du recul » (comment veux-tu, comment veux-tu…), pour « faire le point ».

Notons bien que lorsqu'une chieuse est en retard à un rendez-vous, c'est parce qu'elle "se préparait" tandis que lorsqu'un mâle est en retard, c'est qu'il était "occupé". (Contribution de Coincoin)

Comment la reconnaître ?

Agressive au début, mielleuse et coquine ensuite.

on remarque toujours la chieuse du pote, jamais la sienne. La sienne propre a du « caractère », elle est « piquante », on ne « s’ennuie pas » avec elle, mais ce n’est pas une chieuse.

La chieuse vous reproche ne pas l'appeler, vous dit qu'il faut "absolument" que vous vous voyiez, que vous vous fassiez un restau. Prenez garde : elle arrivera en retard. Vous ne l'adorerez que davantage. Mais la chieuse de compétition, espèce assez rare mais remarquable, arrivera vraiment très, très en retard. Ou ne viendra pas au rendez-vous. Ce qui ne l'empêchera pas, notez bien, de reprendre le cycle à zéro : "Il faut ABSOLUMENT qu'on se voie !", vous suppliera-t-elle le lendemain au téléphone. Avec elle, vous devenez le nombril du monde. Puis son trou du cul. Puis son nombril. Et ainsi de suite. Ses agissements rappellent étrangement les mécanismes de harcèlement psychologique (ou harcèlement moral) tel que décrypté dans certains ouvrages, comme ceux de Marie-France Hirigoyen.
La chieuse n'aime rien tant que se faire désirer. Mais chez la chieuse de compétition, c'est pathologique. Le seul moyen de vaincre une telle créature est de devenir cynique. Pas seulement en apparence : soyez cynique jusqu'à l'os, considérez la chieuse comme votre proie, et repaissez-vous de sa détresse. Apprenez en effet que si la chieuse de compétition réduit les faibles et les gentils en esclavage, elle perd complètement la tête avec son pendant masculin, qui n'est ni le boulet, ni le blaireau, mais le SALAUD. Face au salaud cynique, la chieuse est démunie. Ses armes habituelles (alternance d'agressivité, d'espièglerie, de minauderie...) n'ayant plus prise, elle se retrouve nue, sans défense, entre hystérie et dépression nerveuse. Mais attention ! Bien que la chieuse soit toujours sincère, sa nouvelle fragilité constitue son arme secrète contre le salaud qui, ému, l'ego ragaillardi par sa victoire, a alors tendance à baisser sa garde, c'est-à-dire à redevenir gentil. L'erreur à ne surtout pas commettre. C'est lorsqu'elle est à terre, à vos pieds, quand vous croyez l'avoir vaincue, que la chieuse de compétition vous donne le coup de grâce. Des larmes, un sourire, une coquinerie, et vous êtes foutu.
C'est ce que les spécialistes appellent le "Gambit de la Chieuse". (Contribution de Transhumain)

Commentaires

Ajout dans comportement psychologique: la chieuse est toujours sincère, et n'essayez même pas de la mettre devant ses contradictions, elle n'en a pas. C'est son coeur qui vous parle, palpitant et bouleversé, surtout quand elle largue (paroxysme d'émotion). La chieuse manie admirablement les extrêmes, de la froideur glaciale à la vulnérabilité la plus attendrissante, elle sait pleurer au moment opportun (mais ne vous y trompez pas, ce sont toujours de vraies larmes) et a le don rare de vous faire compatir à la souffrance qu'elle ressent en vous larguant.

Ecrit par : Nathalie | 14 avril 2007

Ah si, j'oubliais... la chieuse n'a pas vraiment d'alter ego masculin ou si c'est le cas, il est rare qu'il corresponde exactement à tous les critères. Le chieur est fondamentalement mâtiné de boulet et/ou blaireau, ce qui le rend encore plus attachant.

Ecrit par : Nathalie | 14 avril 2007

La chieuse vous reproche ne pas l'appeler, vous dit qu'il faut "absolument" que vous vous voyiez, que vous vous fassiez un restau. Prenez garde : elle arrivera en retard. Vous ne l'adorerez que davantage. Mais la chieuse de compétition, espèce assez rare mais remarquable, arrivera vraiment très, très en retard. Ou ne viendra pas au rendez-vous. Ce qui ne l'empêchera pas, notez bien, de reprendre le cycle à zéro : "Il faut ABSOLUMENT qu'on se voie !", vous suppliera-t-elle le lendemain au téléphone. Avec elle, vous devenez le nombril du monde. Puis son trou du cul. Puis son nombril. Et ainsi de suite. Ses agissements rappellent étrangement les mécanismes de harcèlement psychologique (ou harcèlement moral) tel que décrypté dans certains ouvrages, comme ceux de Marie-France Hirigoyen.
La chieuse n'aime rien tant que se faire désirer. Mais chez la chieuse de compétition, c'est pathologique. Le seul moyen de vaincre une telle créature est de devenir cynique. Pas seulement en apparence : soyez cynique jusqu'à l'os, considérez la chieuse comme votre proie, et repaissez-vous de sa détresse. Apprenez en effet que si la chieuse de compétition réduit les faibles et les gentils en esclavage, elle perd complètement la tête avec son pendant masculin, qui n'est ni le boulet, ni le blaireau, mais le SALAUD. Face au salaud cynique, la chieuse est démunie. Ses armes habituelles (alternance d'agressivité, d'espièglerie, de minauderie...) n'ayant plus prise, elle se retrouve nue, sans défense, entre hystérie et dépression nerveuse. Mais attention ! Bien que la chieuse soit toujours sincère, sa nouvelle fragilité constitue son arme secrète contre le salaud qui, ému, l'ego ragaillardi par sa victoire, a alors tendance à baisser sa garde, c'est-à-dire à redevenir gentil. L'erreur à ne surtout pas commettre. C'est lorsqu'elle est à terre, à vos pieds, quand vous croyez l'avoir vaincue, que la chieuse de compétition vous donne le coup de grâce. Des larmes, un sourire, une coquinerie, et vous êtes foutu.
C'est ce que les spécialistes appellent le "Gambit de la Chieuse".

Ecrit par : Transhumain | 14 avril 2007

"Evidemment elle n'a jamais envie au même moment que vous"
La vraie chieuse étant parfois subtile peut vous répondre, d'un air distant et las : "si tu veux" quand on lui dit qu'on aimerait bien. Histoire de simuler que c'est une non-chieuse tout en étant encore plus chieuse que si elle disait non.

Il arrive aussi que la chieuse soit stresée en raison d'une difficulté atroce qu'elle rencontre : passer un permis de conduire pour la 7ème fois ou passer un entretien d'embauche : si elle rate l'un ou l'autre, ce sera nécessairement de votre faute parce qu'elle ne "s'est pas sentie soutenue" ou parce qu'on est "trop égoïste" On aura beau dire qu'on n'y est pour rien, elle partira fâchée en lançant le fameux "tu ne peux pas comprendre !"

Enfin la chieuse peut reprocher le matin à son mec de se sentir "étouffée par un amour sclérosant" et se plaindre le même soir de l'abandon dont elle se sent victime de la part du même mec.

Bref "souvent femme varie
bien fol qui s'y fie"

Ecrit par : Coincoin | 14 avril 2007

Je note qu'il y a de vrais experts en chieuse qui traînent sur ce blog...

Ecrit par : Nathalie | 14 avril 2007

Eh ouais, Nathou, il y a des experts.
Bon, moi je suis mort de rire depuis dix minutes, à part ça. Vous avez frappé fort, tous les trois. Chez toi, Nath, on sent la fille qui méprise les collègues et qui se tient à distance de tout ce mic-mac sentimental, admirable de lucidité que tu es.
Chez Transhu, on sent bien le type qui a un fond de tendresse inébranlable pour elle, quand même il sait que la chieuse, c'est comme chez Nietzsche: pas de progrès à espérer, mais seulement de l'éternel retour... Le portrait du salaud est pas mal, faudrait peut-être en dresser un plus complet, dans les jours à venir.
Chez Coincoin, je vois l'habituelle acuité du regard, le faux machisme truculent.
Vous trois, tels qu'en vous-mêmes, en somme...

Ecrit par : Bruno | 14 avril 2007

Tiens, je viens de découvrir une fille qui a pas mal d'humour: http://patatipatata.hautetfort.com

Ah, quand même, ce "gambit de la chieuse" d'Olivier, c'est bien vu, ça...!

Ecrit par : Bruno | 14 avril 2007

Non, je ne méprise pas les collègues, la lucidité n'est pas la condescendance, et je ne m'exclus pas du lot.

Ecrit par : Nathalie | 14 avril 2007

Nathou, tu es vraiment admirable, jusque dans ta volonté de ne point te désolidariser de cette engeance nocive qu'est la chieuse. Je sais, pour ma part, que tu n'en es pas une (mais je peux me tromper...?)

Ecrit par : Bruno | 14 avril 2007

J'apprécie que Bruno ait naturellement qualifié Nathalie d'admirable : la vérité finit toujours par triompher.

Ecrit par : Coincoin | 14 avril 2007

Tiens, le commandant du Systar est amoureux ? ^^

Ecrit par : sTeF | 14 avril 2007

Notons bien que lorsqu'une chieuse est en retard à un rendez-vous, c'est parce qu'elle "se préparait" tandis que lorsqu'un mâle est en retard, c'est qu'il était "occupé".

Notons également le nec plus ultra de la chieuse qui vous a fait chier pendant 48 heures sans interruption, sans raisons apparentes mais qui, le soir venu, se glisse à vos côtés et vous dit tendrement d'un air désolé : "je suis chiante hein ?" Et là, le mâle d'une indicible bêtise, enlace la chieuse de ses bras qu'il estime alors puissants et rassurants, cajole la chieuse et lui dit "mais non mais non mon coeur".

La technique de la chieuse est ainsi limpide : tout pic de chiantitude est aussitôt compensé par un pic tout aussi anormal de coquinerie qui annule les effets du premier pic. Et ainsi de suite. La chieuse est typique du mauvais infini hégélien.
(il va de soi que cette vision de la chieuse n'est pas tout à fait conforme à la vision de nathalie pour laquelle la chieuse est "sincère")

Ecrit par : Coincoin | 14 avril 2007

Ah non Coincoin, Nathalie et toi avez tous les deux raison. La chieuse est sincère jusqu'au bout des ongles, même si ceux-ci sont généralement vernis. Quand ses yeux pétillent, son visage illuminé par un sourire coquin - alors même qu'elle a failli vous pousser au meurtre juste avant -, elle ne joue pas ! C'est bien pour ça qu'elles sont irrésistibles.
Bruno l'a dit, c'est un autochrone, et, pour filer la métaphore damasienne, c'est même une forme particulière d'autochrone, à savoir, un Corroyeur. J'en veux pour preuve les déformations faciales entrevues chez leurs malheureuses victimes (déformations tout aussi effrayantes et spiralées que celles des frères Jerkka) !

La chieuse, en plus d'être naturellement cyclothymique, est passée maîtresse dans l'art de changer d'avis comme de petite culotte. Donnez-lui rendez-vous dans votre restaurant préféré : une fois sur deux, la chieuse vous appellera (au dernier moment, cela va de soi) pour vous dire que non, finalement, "pour une fois", vous pourriez venir chez elle. Vous pestez, vous la traitez de tous les noms (après avoir raccroché avec un pitoyable "bien sûr bébé, à tout de suite"), mais vous obéissez.

Et par ailleurs, comme elle n'est jamais sûre de rien, la chieuse est en perpétuelle demande de preuves d'amour, de compliments. Enfoncez-vous ça dans le crâne : la chieuse a définitivement besoin d'être RA-SSU-REE !

En vérité, le cerveau de la chieuse-type est un énigme. Tout va tellement vite que ça déraille régulièrement. Il faudrait demander à une chieuse généticienne ce qu'elle en pense.

Ecrit par : Transhumain | 14 avril 2007

Oui, Coincoin, évidemment que la vérité ne pouvait qu'éclater au grand jour: personne, ici, n'a d'ailleurs jamais pensé à qualifier Nathou autrement que comme "admirable". Allons, une personne qui fait une thèse sur les sages-femmes ne peut être qu'admirable.

A Stéphane: non, non, pas d'amour en vue! Moi je suis amoureux de Khaleel, de toute façon, dans sa cuve de liquide... Et toi, t'en penses quoi, des chieuses??? Je verrai bien une nouvelle trilogie: "Il n'y a plus de place en ce monde pour les chieuses". Quoique la flibusterie, ça soit peut-être un sujet un peu plus ambitieux, tout compte fait...

Ecrit par : Bruno | 14 avril 2007

OUi évidemment vu comme ça... Disons alors que la chieuse est sincèrement chiante. Mais ce qu'il me semble c'est que la chieuse fait volontairement chier : elle sait qu'elle est chiante et s'en délecte, malgré de micro-remords. Et comme elle est consciente de l'être, disons qu'il serait non-sincère de sa part si elle cherchait à ne pas l'être...

Ecrit par : Coincoin | 14 avril 2007

Il faut nuancer Coincoin, la chieuse sait qu'elle est chiante mais elle n'en est pas convaincue. Elle le dira en souriant uniquement pour le plaisir d'entendre un "mais non, mon ange".
Bon, si vous y tenez, je suis admirable, vous pourrez élever un temple à ma gloire et y apporter du chocolat et du foie gras.

Ecrit par : Nathalie | 14 avril 2007

"Et toi, t'en penses quoi, des chieuses??? Je verrai bien une nouvelle trilogie: "Il n'y a plus de place en ce monde pour les chieuses""

==> je confesse être fasciné par la facilité avec laquelle les individus, sous prétexte d'être "en couple" (ah bon, ce serait donc là un statut autorisant des mesquineries, des caprices et autres piques auxquels un statut moins privilégié pousserait à répondre par une fin immédiate de non -recevoir ? La belle affaire !) se laisse bouffer la laine sur le dos par le/la partenaire. Ne permettant pas à grand monde en général, ni personne en particulier, de venir me coller les abeilles, j'ai tendance à vite dégaîner le rasoir-à-cordon en cas de chantage affectif. Dans mes bons jours, je veux bien voir dans ces relations symbiotico-carcérales l'expression de la liberté de choisir ses chaînes, ce qui ne serait pas si mal. Mais tout de même, d'une manière générale, la vie est trop courte pour se laisser emmerder, alibi crypto-conjugal ou pas.

En d'autres termes, et paradoxalement, tenter de me flatter la queue, c'est aussi et surtout insulter mon intelligence :-)

Ni Dieu ni maîtresse !! (leitmotiv du pirate bon teint) ^^

Ecrit par : sTeF | 14 avril 2007

La femme nous emmerde et sans femme on s'emmerde, là est le drame

Ecrit par : Coincoin | 14 avril 2007

Ah, on dirait ton personnage Teitomo, Stéphane! Ah, le Breton brut de décoffrage qui tranche à coups de serpe druidique les relations moisies... Voilà qui tend à me ressembler! Quoique, comme Transhu, j'aie aussi tendance à aimer me laisser emmerder... Mais il demeurera sans doute toujours le vertige de la haute solitude, la tentation de ce fameux "tuez-les tous" qui réside sans doute au tréfonds de chacun de nous. On dit que la solitude abime énormément les gens, la question est de savoir si elle ne révèle pas non plus certaines dimensions de l'existence (plus qu'une "nature humaine", bonne ou mauvaise, qu'on présupposerait avant d'entrer dans le grand jeu des moments vécus...) que certaines présences masqueraient en faisant écran.
Sur toutes ces questions, j'ai longtemps pensé que la solitude avait une force et une richesse absolues. Mais il y a eu un événement, depuis, qui a un peu compliqué ces convictions: c'est La Horde du Contrevent... Allez, on le cite, pour le plaisir:
"Je m'en sortis parce qu