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  • Avis sur Le Chant du Barde, de Poul Anderson

     

    L’écrivain américain Poul Anderson (1926-2001) est certainement l’un de ceux qui a le plus marqué la science-fiction outre-Atlantique par ses très nombreux romans, nouvelles et novellas. Ce sera d’ailleurs dans les formes plus brèves qu’il excelle le plus. Et dans sa bibliographie foisonnante tous les sous-genres ont été abordés, avec une légère prédilection peut-être de l’auteur pour la réinvention des mythes anciens, transposés dans des mondes du futur ou d’ailleurs. Poul Anderson est aussi l’un des auteurs américains les plus récompensés raflant pas moins de 7 prix Hugo et 3 prix Nebula pour ses nouvelles et novellas.
    Et malgré cela l’écrivain reste assez peu connu dans les pays francophones, seule une vingtaine de romans traduits sur plus d’une centaine. Certaines de ses positions politiques du passé l’avaient exclus de nombreuses éditions étrangères, et peut-être aussi une science-fiction très américano-américaine, classique des années 1950 et 1960 a fait que ce grand auteur n’a pas toujours suscité de trop d’intérêt au-delà des frontières de son pays.
    Les éditions Bélial, important acteur dans la publication de science-fiction en France, décide en 2010 de publier le recueil
    Le Chant du Barde, véritable best-of des novellas de Poul Anderson, car, si dans l’ensemble les œuvres de l’auteur ne sont guère toutes convaincantes, sa bibliographie contient tout de même quelques véritables joyaux, rassemblés ici, dans des traductions mises à jour.


    On découvre ainsi une société en révolution menée par un personnage virtuel évoluant dans les réseaux informatiques
    (Sam Hall), des naufragés cosmiques attendant le salut en provenance d’une Terre mère dont le souvenir se perd de plus en plus (Long Cours, The Longest Voyage), le monde hostile de Jupiter conquis par l’avatar d’un paralytique (Jupiter et les Centaures, Call me Joe, texte qui rappelle énormément (plagiat ?) le film Avatar (2010) de James Cameron), les héritiers d'un empire déchu qui se réapproprient le plus horrible des crimes (Pas de trève avec les rois ! (No Truce With Kings) et bien d’autres.

    Bref, ce recueil rassemble neuf grands textes d’un grand auteur encore trop méconnu de nos jours. Le style paraît parfois quelque peu vieillot, et si ces textes méritent de se retrouver à nouveau à la une, on peut s’interroger cependant sur la qualité réelle de la bibliographie de l’auteur dans son ensemble, ainsi que sur la pérennité de son œuvre dans le temps.